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SI SENIOR !
Travailler plus longtemps en entreprise, c'est possible.

Rodolphe DELACROIX
 
 

Si senior, travailler plus longtemps en entrepriseSI SENIOR !
Travailler plus longtemps en entreprise, c'est possible.

Rodolphe DELACROIX

132 pages
15 €
En librairie en avril 2012 
ISBN : 9782915752793

 

Extraits de l’ouvrage

Comment en sortir ? Telle est la question posée dans ce livre.
Il n'y aura pas de changement possible tant que les entreprises n'auront pas changé leur regard sur les seniors et tant que les seniors eux-mêmes n'auront pas fait leur deuil de la culture des préretraites qui a prévalu en France depuis 30 ans. Si la seconde condition commence à être remplie, nécessité oblige, la première tarde à l'être. Malgré la multiplication des réformes depuis 10 ans, les pouvoirs publics n'ont rien fait – ou si peu – pour donner des arguments crédibles aux entreprises, afin de les convaincre qu'il est de leur intérêt de garder en poste, voire de recruter, des seniors. C'est cet oubli que nous souhaiterions rattraper. Tout d'abord en cherchant à comprendre la singularité française et en portant notre regard vers ceux qui nous montrent la voie : les pays d'Europe du Nord qui sont parvenus à augmenter sensiblement le taux d'emploi de leurs seniors. Pourquoi ne serions-nous pas capables à notre tour de trouver un nouveau compromis en matière de partage de l'emploi entre les générations ? Pour cela, il nous faut tordre le cou aux idées reçues qui s'attachent aux seniors, ces stéréotypes produits par un jeunisme inconséquent. Il nous faut également revisiter les politiques de gestion des ressources humaines des entreprises, afin d'identifier les changements nécessaires en matière de gestion des carrières, de la formation, de l'épargne retraite et des salaires. Les solutions proposées sont, pour certaines, audacieuses. Elles nécessitent de revoir le contrat social en place dans certaines entreprises et de proposer un nouveau modèle économique à même de permettre
d'affronter « la révolution grise » qui est en marche. Le talent n'a pas d'âge. Il faut sortir des catégories établies et des mesures d'âge trop commodes pour affronter ce nouveau défi.

Le maintien des plus de 50 ans dans l'entreprise est-il souhaitable ? À l'évidence.
Est-il possible ? Si senior !

* * *

Conclusion (extrait)
La révolution grise est en marche. C'est bien connu, le génie n'a pas d'âge. Il y a les précoces comme le Belge Adolphe Sax, inventeur du saxophone à 21 ans, l'Italien Guglielmo Marconi, inventeur de la TSF à 22 ans, l'anglais James Watson, inventeur à 25 ans avec Francis Crick de l'ADN en 1953, les américains Graham Bell et Thomas Edison, inventeurs respectifs du téléphone à 29 ans et de la lampe électrique à 31 ans, et bien sûr Albert Einstein qui n'avait que 26 ans en 1905 quand il a réinventé la physique…
Il y a aussi les tardifs qui ont dû attendre la maturité pour faire valoir la plénitude de leur talent : Léonardo avait 54 ans quand il a peint La Joconde, Maurice Ravel a composé le Boléro à 53 ans, Kant a écrit La critique de la raison pure à 57 ans. Quant à Picasso, il est connu qu'il a eu une production très prolifique sur ses vieux jours…
Bref, l'âge n'est pas un critère absolu. Il y a des effets de générations bien sûr, des limites biologiques liées au vieillissement, des évolutions psychologiques qui changent le rapport au pouvoir ou aux autres, des modes de gestion et d'organisation qu'on supporte plus ou moins bien selon qu'on a 30 ou 60 ans… Mais l'âge est bien ce que chacun en fait, dans la limite des contraintes sociales. Il se trouve qu'en France particulièrement la valeur de l'âge a diminué à mesure que la force de l'âge s'améliorait. Curieux paradoxe ! On a cru que l'expérience n'avait plus de valeur et les individus étaient substituables entre eux. On a cru également qu'on pouvait concentrer au maximum la période productive de la vie active sur les 25-55 ans, en allongeant la durée des études jusqu'à 25 ans, en proposant des départs anticipés pour les seniors et en portant la durée de la retraite de 15 à 20 ans en moyenne. Ce système bancal fait faillite pour les raisons que nous avons développées. Faute d'avoir eu le courage d'anticiper cette évolution, le changement a été brutal et n'a été ni préparé ni accompagné. Les pouvoirs publics ont libéralisé la gestion des fins de carrière et reporté l'âge de départ en retraite mais ils n'ont pas fait grand-chose – ou si peu – pour convaincre les employeurs de la valeur économique des seniors et de l'intérêt de développer leur employabilité, voire de les réembaucher. On ne progressera pas sur cette question de l'emploi des seniors si on ne travaille pas en même temps sur l'offre d'emplois (émanant des besoins des entreprises) et la demande d'emplois (venant des seniors). Les entreprises doivent élargir leurs critères et diversifier les profils attendus ; les salariés doivent cesser de croire que la vie commence après l'entreprise, délaissant par là même leur employabilité. Une véritable révolution des mentalités est nécessaire.

 

 

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