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L'industrie France décomplexée.
Max BLANCHET
 
 

L'industrie France décomplexée L'industrie France décomplexée.

Max BLANCHET

ISBN : 9782366090017
160 pages
17€ TTC
Parution : Novembre 2013  

Avec plus de 20 graphiques inédits



Extrait de l'ouvrage

Conclusion

« Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout », disait Henri Queuille, président du Conseil sous la Quatrième République, repris plusieurs années plus tard par Jacques Chirac. Cette maxime caractérise bien nos dernières décennies de déficits extérieurs et publics ainsi que notre attentisme en termes de politique industrielle lors des 30 dernières années. La France, grande nation industrielle et économique à la fin du 20éme siècle, démarre apparemment le 21éme avec un lourd handicap face à une concurrence désormais mondiale. Or, nous avons besoin d'une industrie forte sur le sol national, pour créer des emplois, solidifier les classes moyennes et améliorer notre balance commerciale. Nous en avons aussi besoin pour que la France reste crédible sur la scène internationale, vis-à-vis des autres nations industrielles naissantes ou développées.
Si nous ne faisons rien, si nous laissons faire, nous nous dirigeons tout droit vers le scénario du déclin industriel décrit au début de cet ouvrage, qui conduit inexorablement à l'affaiblissement de la nation et au creusement des inégalités. Or l’industrialisation du monde est encore devant nous et le champ d'innovations technologiques à explorer est gigantesque. Le monde croît de 4% par an en moyenne et les pays émergents de 6 à 8%.  L'industrie devrait donc suivre de tels taux de croissance et contribuer à hauteur d’au moins 1% de la croissance de notre PIB chaque année. Notre pays jouit d’atouts clés dans le combat à mener, à commencer par une culture scientifique et technique très en avance par rapport à celle d’autres pays qui nous font si peur, ou encore notre position unique pour développer certains marchés comme l'Afrique ou le Moyen-Orient ou, tout simplement, l'image de marque portée par la France et Paris aux yeux de la jeunesse du monde, dans son rêve d'accès à la modernité.
Il ne faut pas penser à se "ré industrialiser" suivant le modèle actuel, mais plutôt bâtir notre industrie de demain sur une nouvelle vision fondée sur une logique de forte valeur ajoutée, parier sur les nouvelles technologies émergentes et les innovations de rupture, développer de la valeur dans les produits et les services, imaginer de nouveaux concepts de processus de fabrication et d'usines pour lesquels le coût du travail n'est plus un handicap.
La désindustrialisation actuelle se poursuivra, et il ne sert à rien de repousser cette perspective : ce n'est pas en améliorant  la bougie que l'on a inventé l'ampoule électrique. A l’avenir, nous devons plutôt faire renaître notre puissance singulière. Le luxe, la culture ou encore la cuisine française font indiscutablement référence dans le monde ! Pourquoi ne peut-on pas transposer cela à l'industrie? Lançons-nous des défis industriels nouveaux, dans lesquels nous pourrions créer de nouvelles références, par nous-mêmes et sur de nouveaux territoires ! Notre singularité dans l'industrie réside dans notre capacité à donner vie à de grandes réalisations qui véhiculent des idées simples, qui véhiculent l'esprit français. De la Tour Eiffel à la Logan, en passant par le stylo Bic ou le TGV, nous nous reconnaissons dans des produits combinant des solutions créatives, ingénieuses, simples, économes, mais avec du design et du style français. Un autre atout maître à développer face à la concurrence mondiale.
 Notre industrie devrait viser au moins 20% de la richesse nationale d'ici 10 ans et 25% en 2030. C’est possible et il n'est pas trop tard, si l'on se focalise sur nos 10 batailles. Ce combat doit se mener contre nous-mêmes et nos complexes. Il nécessite aussi de transformer nos handicaps en avantages. Nos dépenses publiques plombent nos entreprises par des prélèvements obligatoires trop élevés ? Oui, mais c'est une contrainte à prendre en compte et non une excuse pour abandonner. Le coût du travail sera toujours élevé dans notre pays ? Certes, mais si cela est un facteur pénalisant pour l'industrie traditionnelle, il ne l'est plus pour la nouvelle industrie dans laquelle nous devons entrer. Les réformes structurelles sont amorcées, même si elles sont beaucoup trop timides ? C’est vrai, mais on ne peut attendre que la dette fonde ou que le déficit s'annule. Il est possible de faire bouger de nombreuses autres lignes non tributaires de ces contraintes. Par exemple, redonner confiance aux entreprises, valoriser l'innovation, lancer des grandes initiatives, donner envie d'entreprendre et simplifier l’entreprise.
Des signaux faibles porteurs d’espoir, d’un nouvel élan, sont là. Mais il faut presser le pas, et ce de manière collective. Les industriels eux-mêmes et certains acteurs du débat public en sont convaincus. C’est en tout cas ce que nous montrent les témoignages de personnalités dans ce livre, qui s’engagent, bataille après bataille. L’opinion publique est déjà consciente des enjeux et les Français semblent prêts à s’engager à leur tour. Coup de gueule contre l’inertie, cet ouvrage se veut être un modeste catalyseur, petit ingrédient supplémentaire dans la réaction chimique, pour en accélérer le rythme. La plupart des personnes que je vois tous les jours dans mon entourage, qu'elles travaillent dans le public ou le privé, qu'elles soient leaders d'opinions, cadres ou ingénieurs, expriment leur frustration mais, aussi, leur souhait de changer les choses. Leur nombre n'a jamais été aussi élevé qu'aujourd'hui. C’est cela qui m’a motivé dans l’écriture de cet essai, qui n’a qu’un seul but : en convaincre encore plus,  afin de passer à l'action !

Le Monde et Les Échos en parlent...

 

 


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